 Les lycées Esteqlal et Malalaï |  La ville de Kaboul, capitale de l'Afghanistan, compte deux établissements scolaires francophones :
" le lycée Esteqlal qui accueille environ 5 400 garçons, " le lycée Malalaï qui accueille environ 2 800 filles.
C'est au début des années 1920, lors d'un voyage en France, que le roi Amanullah conclut avec la France un accord de coopération en matière d'archéologie et d'éducation. Les deux lycées francophones de Kaboul ont d'abord été le fruit, puis le moteur de cette longue et fructueuse coopération éducative. Les années 70 ont constitué l'apogée de ces deux établissements. La construction du lycée Esteqlal, initiée par Georges Pompidou, qui a posé la première pierre en mai 68, a fortement contribué à la grandeur et à la réputation de l'établissement. Les anciens élèves parlent encore de cette époque avec nostalgie.
Les lycées Esteqlal et Malalaï ont joué un rôle important dans la vie culturelle et politique de l'Afghanistan. De nombreuses personnalités afghanes sont d'anciens élèves d'Esteqlal et de Malalaï, le commandant Ahmad Shah Massoud en est l'exemple le plus célèbre. Si ces lycées étaient sélectifs, ce n'était pas d'un point de vue financier. Par conséquent, ils ont offert et offrent encore une grande mixité sociale : des enfants issus de famille modeste côtoient des enfants de familles privilégiées.
Comme le reste du pays, les deux lycées ont été profondément marqués par vingt années de guerre. Le pays a connu l'occupation soviétique, puis une guerre civile et enfin la période talibane. Au cours de l'époque talibane, les filles n'étaient pas autorisées à aller à l'école et le lycée Malalaï a même servi de campement aux talibans. Après la chute des talibans, les bâtiments étaient en très mauvais état, les équipements et les supports pédagogiques avaient été pillés ou détruits. En parallèle, de nombreux enfants avaient été déscolarisés et les besoins du pays en matière d'éducation étaient et sont encore énormes.
Les lycées grâce au soutien du peuple français qui a répondu à l'appel au don lancé par France-Culture, ont rouvert leur porte en mars 2002. Depuis, la coopération franco-afghane ne s'est jamais démentie : de 2002 à 2008, un projet géré par l'AEFE (Agence pour l'Enseignement français à l'étranger) est intervenu, fin 2008, c'est le projet ALEM (Appui aux Lycées Esteqlal et Malalaï) géré par le SCAC (Service de Coopération et d'Action Culturelle) de l'Ambassade de France en Afghanistan, qui a pris le relais.
Esteqlal et Malalaï demeurent des lycées de référence pour l'Afghanistan.
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|  Le lycée pour garçons Esteqlal |  En 1922, le roi Amanullah confie à la France la direction pédagogique d'un établissement pilote, l'école Amaniya. C'est en 1931 que l'établissement prend le nom "d'Esteqlal", qui signifie "Indépendance". Le lycée est entièrement restauré en 1968 grâce au soutien du premier ministre français, Georges Pompidou qui pose la première pierre du bâtiment moderne. A l'époque des taliban, le lycée est en partie détruit, mais il ouvre de nouveau ses portes le 22 mars 2002 et accueille aujourd'hui près de 5 400 élèves. Découvrez le lycée Esteqlal en cliquant ici |
|  Le lycée pour filles Malalaï |  En janvier 1921, une école de filles ouvre à Kaboul qui porte le nom de "Mastourat". Située dans les années 30 dans l'enceinte de l'hôpital Mastourat, l'école emménage en 1942 dans des bâtiments neufs et prend le nom de Malalaï, du nom d'une héroïne afghane. En 1945, les quatre premières bachelières sont diplômées. En 1968, le lycée accueille la première professeur de français afghane. Le lycée Malalaï a rouvert ses portes en mars 2002 et accueille 2800 élèves.
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